Gouttières : pose, remplacement et prix au mètre linéaire
Poser ou remplacer des gouttières se chiffre au mètre linéaire : 20-50 €/ml en PVC, 35-90 €/ml en aluminium, 40-120 €/ml en zinc, jusqu'à 200 €/ml en cuivre, fourniture et pose comprises. Sur une maison de 100 m², soit environ 40 ml de gouttières, le budget se situe entre 1 500 et 4 000 €. Comparez plusieurs devis de couvreurs-zingueurs sur le même métré.
En quoi consiste ce service
La gouttière collecte les eaux de pluie en bas de pente du toit et les conduit vers les descentes, puis vers le réseau d'eaux pluviales, un puisard ou un récupérateur d'eau de pluie. Sans elle, l'eau ruisselle sur la façade, tache l'enduit et s'infiltre en pied de mur. La forme demi-ronde équipe la majorité des maisons ; les profils nantais, havrais ou moulurés répondent à des usages régionaux.
La pose revient au couvreur-zingueur. Selon le matériau, le travail change : le PVC se colle ou s'emboîte, le zinc se soude, l'aluminium se profile souvent en continu sur place, sans raccord. Comptez 20 à 50 €/ml posé en PVC, 40 à 120 €/ml en zinc, jusqu'à 200 €/ml en cuivre. Le chantier se traite seul ou dans une réfection complète de la couverture.
Comment se déroule un chantier type
Le chantier commence par le métré et le dimensionnement. Le couvreur mesure la longueur d'égout, calcule la surface de chaque versant et en déduit le développé de la gouttière : un développé 25 couvre environ 35 à 80 m² de toiture, un développé 33 prend le relais au-delà. Il positionne les descentes et repère le point de rejet des eaux, réseau d'eaux pluviales ou puisard.
En remplacement, la dépose de l'ancienne gouttière vient ensuite. C'est le moment de contrôler les planches de rive, souvent abîmées par des années de débordements, et de les changer si le bois est attaqué.
La pose des crochets suit. Ils sont alignés au cordeau avec une pente régulière vers la naissance, de l'ordre de 5 mm par mètre, et resserrés en région de neige. Vient l'assemblage des éléments : collage ou emboîtement à joints pour le PVC, soudure à l'étain pour le zinc (le vrai travail de zingueur), profilage en continu pour l'aluminium, à la machine directement sur le chantier.
Le couvreur termine par les descentes et les accessoires : naissances, coudes, dauphin en pied de mur, crapaudines pour retenir les feuilles. Un test à l'eau vérifie la pente et l'étanchéité des raccords. Sur un pavillon standard, comptez 1 à 2 jours de travail ; la dépose ajoute une demi-journée.
Estimez le coût de votre projet
Fourchettes nationales indicatives 2026. Le prix réel dépend de la zone géographique, de la complexité du projet et des matériaux choisis.
Prestation simple, matériaux d'entrée de gamme, accès facile.
Cas le plus courant, matériaux standard, pose soignée.
Matériaux haut de gamme, contraintes techniques, options.
Prix indicatifs 2026
En 2026, une gouttière posée revient à 20-50 €/ml en PVC, 35-90 €/ml en aluminium, 40-120 €/ml en zinc, 40-135 €/ml en acier et 80-200 €/ml en cuivre, fourniture comprise. La main-d'œuvre seule va de 25 à 60 €/ml selon le matériau et la hauteur. Ajoutez 15-40 €/ml pour les descentes d'eaux pluviales et 5-15 € par crapaudine. Sur une maison de 100 m², soit environ 40 ml de gouttières, le budget global se situe entre 1 500 et 4 000 €, avec une majoration de 20 à 40 % en Île-de-France. TVA à 10 % en rénovation sur un logement achevé depuis plus de 2 ans, 20 % en construction neuve.
Prix détaillés par configuration
Fourchettes nationales constatées, hors cas particuliers (bâti classé, contraintes d'accès, matériel haut de gamme).
La plus économique, 20-30 ans de durée de vie
Souvent profilée en continu, sans raccord
Matériau traditionnel, assemblage soudé
Teintes RAL disponibles
Plus de 100 ans de durée de vie
Selon matériau, hauteur et complexité
Selon diamètre et matériau
À poser sur chaque naissance de descente
1 à 2 fois par an, après la chute des feuilles
Selon matériau et accessibilité
Fourchette globale 2026, majoration 20-40 % en Île-de-France
Quand faire appel à un professionnel
Le signe le plus courant est le débordement par temps de pluie : eau qui cascade devant les fenêtres, traces vertes ou noires sur la façade, terre creusée en pied de mur. En amont d'un ravalement de façade, traiter la gouttière fautive évite de retrouver les mêmes coulures 2 ans plus tard.
Une gouttière percée, déformée ou décrochée se remplace plutôt qu'elle ne se rafistole : un tronçon neuf sur un réseau fatigué déplace la fuite au raccord suivant. Le remplacement complet s'organise bien lors d'une réfection de couverture, l'échafaudage étant déjà en place.
Dernier cas : le nettoyage. Quand mousses et feuilles bouchent le réseau et que l'accès en hauteur devient risqué, mieux vaut confier le travail à un couvreur équipé.
Comment choisir le bon professionnel
Les vérifications concrètes à faire avant de signer le devis.
Exigez la décennale couverture-zinguerie
La pose de gouttières touche à l'évacuation des eaux du bâti : un défaut se paie en infiltrations sur la façade et les fondations. Demandez l'attestation d'assurance décennale et vérifiez qu'elle couvre bien la couverture-zinguerie, pas seulement un autre corps d'état. Contrôlez aussi le SIRET de l'entreprise sur pappers.fr : ancienneté, santé financière, activité déclarée cohérente avec le métier de couvreur. Un artisan en règle fournit ces documents sans discuter. Celui qui tarde à les produire, ou propose de travailler sans devis écrit, sort de la comparaison.
Comparez 3 devis sur le même métré
Un devis de gouttières se chiffre au mètre linéaire, mais le prix final dépend du détail : longueur exacte, développé retenu, nombre de naissances, d'angles et de descentes, hauteur de travail, dépose de l'existant incluse ou non. Communiquez le même cahier des charges aux 3 entreprises consultées, sinon un devis à 1 800 € et un devis à 3 200 € ne décrivent pas la même prestation. Les écarts sur les accessoires (coudes, dauphins, crapaudines) font vite plusieurs centaines d'euros. Limitez l'acompte à 30 % du montant.
Faites valider le dimensionnement par écrit
Le développé et le nombre de descentes se calculent à partir de la surface des versants, pas à l'œil. Un développé 25 convient à un toit d'environ 35 à 80 m² ; au-delà, il faut un développé 33, parfois avec une descente supplémentaire. Demandez que ces choix figurent sur le devis avec la surface de toiture prise en compte. Une gouttière sous-dimensionnée déborde aux fortes pluies, et le poseur pourra toujours plaider que vous avez validé la fourniture. Le calcul écrit protège les deux parties.
Vérifiez la cohérence des métaux
Le cuivre en amont corrode le zinc et l'aluminium en aval : si votre toit porte des solins, un faîtage ou des tuyaux en cuivre, le matériau des gouttières doit être choisi en conséquence. Même logique pour les fixations : crochets et vis doivent être compatibles avec le métal de la gouttière. Un couvreur-zingueur sérieux relève ces points à la visite technique. S'il chiffre sans monter voir la toiture ni poser de question sur l'existant, méfiance : le devis le moins cher se paie parfois en corrosion prématurée.
Interrogez sur la méthode d'assemblage
Chaque matériau a sa technique : le PVC s'assemble par collage ou par joints avec un jeu de dilatation, le zinc se soude à l'étain, l'aluminium se profile souvent en continu sur place, sans raccord intermédiaire. La qualité des jonctions décide de l'étanchéité pour les 20 prochaines années. Demandez qui réalise les soudures (un zingueur formé, pas un manœuvre), si la profileuse vient sur le chantier pour l'alu, et comment sont traités les angles. Une réponse floue sur ces points en dit long sur l'exécution à venir.
Faites chiffrer l'entretien dès la pose
Le devis de pose est le bon moment pour ajouter les crapaudines sur chaque naissance (5-15 € pièce) et demander le tarif d'un nettoyage annuel, entre 5 et 15 €/ml selon l'accès. Sur une maison entourée d'arbres, ce nettoyage revient chaque automne ; sans lui, la gouttière neuve déborde comme l'ancienne. Certains couvreurs proposent un passage annuel à prix réduit pour leurs clients : posez la question. Vérifiez aussi que le devis précise l'évacuation des gravats et de l'ancienne gouttière en cas de remplacement.
⚠️ Signaux d'alerte
- Refus de fournir l'attestation décennale
- Devis sans SIRET ni en-tête professionnel
- Acompte demandé en espèces ou supérieur à 30 %
- Pression pour signer « aujourd'hui uniquement »
- Tarif anormalement bas (− 30 % vs concurrents)
Les conseils de Léon avant de signer
Trois conseils de notre mascotte éditoriale, spécifiques à ce service.
Léon, notre mascotte, partage ses conseils et infos pratiques pour vous aider à mener à bien vos projets. Qui est Léon ?
Le développé doit suivre la surface du toit
Une gouttière trop petite déborde au premier orage, et l'eau finit sur la façade et en pied de mur. La taille utile s'appelle le développé : un développé 25 convient à un toit d'environ 35 à 80 m², au-delà il faut passer au développé 33 et vérifier le nombre de descentes. Demandez que le devis mentionne le développé retenu et le nombre de naissances prévu. Un poseur sérieux calcule à partir de la surface du versant, pas au jugé depuis le trottoir.
Ne mélangez pas cuivre, zinc et alu
L'eau qui a ruisselé sur du cuivre corrode le zinc et l'aluminium placés plus bas : c'est un phénomène électrochimique connu, pas une coquetterie de zingueur. Si votre toiture porte déjà des éléments en cuivre (faîtage, solins), le choix du matériau de gouttière doit en tenir compte. Même vigilance sur les fixations : des crochets en acier nu sur une gouttière alu vieillissent mal. Demandez à l'artisan de justifier la cohérence des métaux entre couverture, gouttières et descentes avant de signer.
Chiffrez l'entretien en même temps que la pose
Une gouttière neuve bouchée par les feuilles fait les mêmes dégâts qu'une gouttière percée. Faites ajouter au devis les crapaudines sur chaque descente (5-15 € pièce) et demandez le tarif d'un nettoyage annuel, entre 5 et 15 €/ml selon l'accès. Sur une maison entourée d'arbres, ce poste revient chaque automne : autant le connaître avant de choisir un matériau. Un contrat d'entretien avec le couvreur qui a posé coûte souvent moins cher qu'une intervention ponctuelle en urgence.
Questions fréquentes
Quel matériau choisir pour ses gouttières ?
Le PVC est le moins cher (20-50 €/ml posé) et tient 20 à 30 ans, mais il devient cassant avec les UV et supporte mal les grands écarts de température. L'aluminium, souvent profilé en continu sans raccord, offre un bon compromis à 35-90 €/ml. Le zinc reste la référence des toitures traditionnelles (40-120 €/ml) : il se patine et dure plusieurs décennies. Le cuivre dépasse 100 ans de durée de vie mais coûte 80-200 €/ml. En secteur protégé, le matériau peut être imposé par l'architecte des Bâtiments de France, qui demande fréquemment le zinc.
Combien coûte le remplacement des gouttières d'une maison de 100 m² ?
Une maison de 100 m² compte environ 40 ml de gouttières. En 2026, comptez entre 1 500 et 4 000 € selon le matériau, la hauteur et l'accessibilité, dépose de l'ancien réseau comprise. Au mètre linéaire, un remplacement complet va de 30 à 150 €/ml, avec une majoration de 20 à 40 % en Île-de-France. Le prix baisse quand le chantier se greffe sur une réfection de couverture, parce que l'échafaudage sert deux fois. La TVA à 10 % s'applique si le logement a plus de 2 ans.
Peut-on poser ses gouttières soi-même ?
Le PVC s'y prête techniquement : les éléments s'emboîtent ou se collent, sans soudure. Restent deux obstacles sérieux. Le travail en hauteur d'abord : plusieurs heures sur échelle ou échafaudage le long de l'égout, avec un vrai risque de chute. La pente ensuite : un cordeau mal réglé et l'eau stagne ou déborde. Le zinc et le cuivre demandent des soudures et se confient à un zingueur. Ajoutez qu'une pose amateur n'est couverte par aucune décennale : en cas d'infiltration chez vous ou chez le voisin, vous assumez seul.
À quelle fréquence faut-il nettoyer ses gouttières ?
Un nettoyage 1 à 2 fois par an suffit dans la plupart des cas, dont un passage après la chute des feuilles. Près de résineux, qui perdent leurs aiguilles toute l'année, un contrôle supplémentaire au printemps est prudent. Une gouttière bouchée déborde et renvoie l'eau vers la façade et les fondations, avec des dégâts sans commune mesure avec le coût du nettoyage : comptez 5 à 15 €/ml selon la hauteur et l'encrassement. Les crapaudines posées sur chaque descente retiennent les feuilles et espacent les interventions, sans les supprimer.
Quelle TVA et quelles aides pour des gouttières ?
La TVA à 10 % s'applique à la fourniture et à la pose de gouttières sur un logement achevé depuis plus de 2 ans, quand l'artisan fournit le matériel. En construction neuve, la TVA reste à 20 %. Les gouttières ne relèvent pas de la rénovation énergétique : ni MaPrimeRénov' ni les Certificats d'Économie d'Énergie ne s'appliquent à ce poste seul. L'attestation simplifiée de TVA réduite est à signer avant facturation ; l'artisan la fournit. Si les gouttières s'intègrent à une rénovation globale aidée, seuls les postes éligibles ouvrent droit aux aides.
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